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Ces jeux gratuits qui s’avèrent payants

Tablettes, smartphones, Freebox… Ces jeux gratuits qui s’avèrent payants

On savait que les jeux prétendus gratuits faisaient des victimes sur les smartphones et tablettes. En cours de jeu, des options payantes sont proposées, dont le coût est répercuté sur la facture mensuelle de l’opérateur : par exemple 9,99 € pour passer au niveau supérieur du jeu, 10,99 € pour s’offrir des objets virtuels…

Désormais, ce phénomène des achats intégrés aux applications (« in-apps ») touche aussi les téléviseurs.

Après avoir conquis les appareils mobiles, les jeux gratuits avec options payantes gagnent les téléviseurs. Des parents abonnés chez Free découvrent souvent trop tard que leurs enfants ont dépensé d’importantes sommes en voulant s’amuser.

Il aura fallu trois mois à Michel pour qu’il comprenne enfin d’où provenaient les factures que Free lui réclamait de payer en plus de son abonnement Internet : c’est son neveu qui achetait, sans s’en rendre compte, des options dans le cadre de jeux accessibles sur le téléviseur grâce à la Freebox. Au total, l’amusement aura coûté plus de 600 € au tonton !

On savait que les jeux prétendus gratuits faisaient des victimes sur les smartphones et tablettes. En cours de jeu, des options payantes sont proposées, dont le coût est répercuté sur la facture mensuelle de l’opérateur : par exemple 9,99 € pour passer au niveau supérieur du jeu, 10,99 € pour s’offrir des objets virtuels…

Un code à quatre chiffres tapés au hasard
Désormais, ce phénomène des achats intégrés aux applications (« in-apps ») touche aussi les téléviseurs. Les témoignages de « freenautes » confrontés à ces paiements involontaires se multiplient. Séverine, ainsi, a dû débourser 243 €. « Il fallait faire un code,lui a expliqué après coup son fils de 8 ans. J’ai tapé au hasard “1234” et ça a marché. »

Ce « code d’achat » à quatre chiffres, qui est aussi celui utilisé pour l’accès à des chaînes payantes ou l’achat de vidéos à la demande, est censé servir de garde-fou. Mais c’est l’utilisateur qui l’initialise lui-même lors du premier achat. Les parents ont donc tout intérêt à réaliser cette démarche avant que leurs enfants ne s’en chargent (voir nos conseils pratiques dans l’encadré ci-dessous).

37 000 parents remboursés aux États-Unis
Les surcoûts engendrés par ces applications de jeux sont loin d’être anecdotiques, notamment sur tablettes et smartphones. Pour preuve, aux États-Unis, début 2014, Apple a dû passer un accord amiable avec la Federal Trade Commission – l’agence gouvernementale chargée de la consommation – pour rembourser au moins 32,5 millions de dollars à 37 000 parents. Leurs enfants avaient réalisé des achats en profitant des quinze minutes pendant lesquelles le mot de passe n’était pas redemandé après un premier paiement.

De ce côté de l’Atlantique, la Commission européenne s’est elle aussi saisie de cette question. Fin 2013, elle demandait à Apple, à Google et à la Fédération européenne des logiciels de loisirs (ISFE) de prendre certaines mesures.

Elle réclamait notamment que les jeux annoncés comme « gratuits » le soient vraiment ; que les jeux n’encouragent pas directement les enfants à faire des achats ; et que les services payants ne soient pas débités « au travers de paramètres par défaut sans le consentement exprès des consommateurs ».

La suite sur 60 millions

L’article d’UFC Que Choisir

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