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Internet et données personnelles

Données personnelles : l’UFC attaque Facebook, Twitter et Google +

Après dix mois de négociations avec les grands réseaux sociaux Facebook, Twitter et Google +, l’association de consommateurs UFC Que-Choisir a décidé de saisir la justice devant le tribunal de grande instance de Paris en demandant à ces géants d’internet de clarifier les conditions d’utilisation des données personnelles.

Alors que des millions d’internautes partagent des messages, des photos ou des vidéos, l’association demande à Facebook, Twitter ou Google + de respecter le code de la consommation et de la loi Informatique et libertés.

«Plus que jamais, la question de l’usage des données personnelles est un sujet préoccupant. Il ne s’agit pas de stigmatiser la collecte stricto sensu de données par les entreprises : elles peuvent avoir une utilité (comparateurs, mémorisation d’une commande…). Non, la véritable question a trait à l’information des intéressés sur la collecte, la finalité de cette utilisation et les moyens de la contrôler», précise Alain Bazot, le patron de l’UFC.

Selon lui, c’est là que le bât blesse. Sans le savoir, les utilisateurs ignorent souvent que ces réseaux sociaux peuvent piocher à leur insu dans ces données personnelles pour les utiliser, les modifier ou les transmettre. L’UFC prend l’exemple de l’icône de partage d’un message ou d’un article via Twitter, Facebook ou Google+. «Ce sont des icônes espions qui permettent de savoir que vous avez visité la page et qui suivent votre comportement sur internet». Le but: favoriser la publicité ciblée.

Opacité, exonération de responsabilité, diffusion : les trois fléaux des réseaux sociaux

Mis en demeure en juin dernier par l’UFC-Que Choisir de modifier leurs conditions générales, les trois réseaux sociaux, malgré nos avertissements, ont fait le choix de maintenir les clauses problématiques de leur Conditions Générales d’Utilisation. Résultat : les conditions sont toujours aussi inaccessibles, illisibles, remplies de liens hypertextes – entre 40 et 100 liens hypertextes – renvoyant parfois à des pages en langue anglaise.  Pire, les réseaux persistent à s’autoriser très largement la collecte, la modification, la conservation et l’exploitation des données des utilisateurs et même de leur entourage (« amis »,  « followers », « +1 », etc.)… Ils s’octroient toujours, sans l’accord particulier des utilisateurs, une licence mondiale, illimitée et sans rémunération, d’exploitation et de communication des données à des partenaires économiques.
Bref, non seulement vous êtes l’objet de publicité ciblée mais en outre vos données peuvent faire l’objet d’une exploitation commerciale (publicité, ouvrages, etc.) sans votre accord exprès et sans le moindre centime.

L’article et la pétition sur Que Choisir

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