Alimentation Commerce

Carrefour récidive avec ses promos invisibles

Carrefour condamné

Vous êtes interessé par une promotion dans le catalogue reçu dans votre boît aux lettres en provenance d’un magasin. Vous vous déplacez exprès pour en profiter… et il n’est pas disponible en magasin, ni ce jour là ni les jours suivants. C’est le cas cette semaine chez CARREFOUR Puget pour la bouteille de whisky, pour le net book Asus à 199 € au lieu de 299 € dont la publicité défilesur les panneaux publicitaires du parking…

Cette situation est trop fréquente et pour tous les distributeurs.

Dans un article récent « 60 millios de consommateurs » revient sur cette anomalie et explique :

Dans un récent catalogue, Carrefour fait la promo du jeu vidéo Zelda en coffret à édition limitée. Le jour dit, au Carrefour de Créteil à 9 h 30, le produit n’a pas été livré. Au Carrefour d’Ivry-sur-Seine, selon un panneau, il y a une rupture de stock nationale. Une heure seulement après l’ouverture du magasin ! Contrairement aux autres offres « Yap Yap » du catalogue, aucune limite de stock n’était précisée pour le jeu vidéo. Pourquoi le distributeur n’a-t-il pas pris cette précaution ?

Encore plus gênant : les clients n’ont pas eu la possibilité de commander le coffret pour le recevoir plus tard. « Je vais pour le commander, comme spécifié dans le magazine en dernière page. À l’accueil, l’hôtesse m’annonce que la charte Carrefour a changé et que l’on ne peut plus commander l’article manquant ! », raconte Françoise, une cliente du Carrefour de Sartrouville.

Pourtant, la réglementation est claire : un arrêté du 31 décembre 2008 interdit toute publicité pour un produit non disponible à la vente. En cas de rupture de stock, le magasin est tenu de se réapprovisionner et de tout faire pour fournir ultérieurement le même produit – au même prix – au client qui le réclame.

L’affaire du coffret Zelda est-elle un cas isolé ? Pas vraiment, à en croire les témoignages que nous recevons régulièrement à propos de Carrefour, mais aussi de ses concurrents.

Carrefour a la mémoire courte. Rappelons-lui que, pour avoir proposé dans ses catalogues des produits non disponibles en rayon, il a été condamné en 2008 pour publicité trompeuse et a dû verser… 750 000 € d’amende.

La cour d’appel de Paris a estimé le 26 novembre que le n° 1 de la distribution s’était rendu coupable de publicité mensongère en proposant dans ses catalogues diffusés entre 2003 et 2005 des produits non disponibles en magasin. La réglementation sur ce point est sans ambiguïté : aucune publicité de prix ne peut être faite sur un article non disponible à la vente. En cas de rupture de stock, le distributeur doit se réapprovisionner et tout faire pour fournir ultérieurement le produit au client qui le réclame.

Le commerçant peut s’affranchir de cette règle uniquement si sa publicité mentionne son stock de produits disponibles et si ce stock est proportionné à la campagne publicitaire.

L’article de 2008 sur le site « 60 millions de consommateurs et les commentaires : http://www.60millions-mag.com/2008/11/28/carrefour-condamne-pour-ses-promos-bidons-7518

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